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La Chine finit avec de l'or en barres
AFP - Les Chinois se sont adjugés les deux titres aux barres parallèles et à la barre fixe dimanche, finissant en beauté des Championnats du monde de gymnastique artistique à Rotterdam où leur domination des précédentes années s'est quelque peu fissurée.
Si la Chine a fini en tête au tableau des nations, avec neuf médailles, dont quatre en or, elle est loin du compte des jeux Olympiques de Pékin, où elle avait mis la main sur 9 titres.
Après les déceptions de la veille, où seuls les anneaux avaient souri aux Chinois, Feng Zhe, 23 ans, a survolé la finale des barres parallèles et devancé son compatriote Teng Haibin.
En clôture de neuf jours de compétitions, Zhang Chenglong a enlevé l'or de la barre fixe, au grand dam du public néerlandais qui comptait sur le sacre de la star locale Epke Zonderland, qui s'est contenté de l'argent.
"L'équipe est en pleine reconstruction depuis les jeux Olympiques, avec de nouveaux gymnastes, et je suis satisfait de leurs performances", a souligné Wang Hongwei, l'entraîneur de l'équipe masculine chinoise. D'autant plus que le collectif a su dompter, avec l'or par équipes, leurs vieux rivaux japonais.
Mais l'homme de ces Mondiaux est bien Japonais: Kohei Uchimura, double champion du monde du concours général, est reparti des Pays-Bas avec quatre médailles, une d'or, deux d'argent (par équipes et au sol) et une de bronze aux barres parallèles dimanche.
Son pendant féminin, la Russe Aliya Mustafina a rempli sa valise de cinq médailles, deux en or (concours par équipes et individuel) et trois en argent (barres, saut et sol).
La Moscovite, 16 ans, a manqué seulement le podium à la poutre, où elle a perdu l'équilibre, son unique grosse faille durant sa campagne.
La jeune Roumaine Ana Porgras, a quant à elle, éclaboussé de toute sa grâce la finale, pour prendre l'or de la poutre.
Premier au saut de cheval, Thomas Bouhail est devenu à 24 ans le premier Français, hommes et dames confondus, champion du monde de gymnastique artistique de l'ère moderne et a redonné des vitamines à l'équipe de France qui avait entamé les Mondiaux sur la sérieuse blessure de Benoît Caranobe, l'autre médaillé français des jeux Olympiques de Pékin.
"Forcément, ça fait plaisir de laisser une trace historique dans la gymnastique. Aujourd'hui, je suis champion du monde, et dans ma tête, j'ai tout de suite envie de devenir champion olympique", a souligné le Français.
Lauren Mitchell, la seule à surpasser la grande favorite Mustafina, a marqué la gymnastique australienne d'une croix d'or. Jamais une Australienne n'avait obtenu un titre mondial.
"J'ai dû regarder plusieurs fois le score pour y croire", a raconté la jeune femme de 19 ans, en liesse. L'an dernier, aux Mondiaux de Londres, elle avait pris l'argent à la poutre et au sol.