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Quand ?
1 - Après et entre les entraînements ou les compétitions
L'objectif ici est de profiter des effets à long terme des étirements. Il est donc important que les gymnastes s'étirent à la fin des entraînements et entre
les entraînements.
Les nombreuses études scientifiques à
ce sujet nous apportent des informations précieuses pour bien s'étirer :
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S'étirer au moins 5 fois par semaine pour espérer obtenir une amélioration de la souplesse
(bien sûr, tous les jours c'est mieux !).
S'étirer à froid. Non ce n'est pas une erreur : un muscle chaud devient élastique, donc lorsqu'on cesse de l'étirer, il revient à sa longueur initiale. Lorsqu'il est froid au contraire, il garde une partie de l'étirement qu'on lui a imposé, et donc on peut progresser de séance en séance.
Attention toutefois à s'étirer lentement, progressivement, et sans dépasser la limite de la douleur.
Maintenir chaque position environ 1 minute (maintenir plus longtemps n'apporte pas de gain de souplesse significatif).
S'étirer progressivement, lentement, et sans dépasser la limite de la douleur,
afin de ne pas provoquer de réflexe myotatique (voir plus bas) ni de blessure.
S'étirer symétriquement, c'est à dire sans oublier les musles antagonistes (par exemple quadriceps/ischio-jambiers).
Ne pas s'étirer après un entraînement intensif qui est susceptible de provoquer des courbatures,
car cela aggraverait la situation (voir plus bas).
Preferer les étirements passifs aux étirements actifs avec les débutants, afin de leur enseigner d'abord les positions correctes.
S'étirer avec les positions correctes : Par exemple en gardant le bassin tourné vers l'avant pour le grand écart droit et gauche, avec les jambes tournées en dehors pour le grand écart facial…
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Attention : veillez à ne pas dépasser la limite de la douleur .
Tout d'abord parce qu'un entraîneur n'est pas un tortionnaire, et ensuite parce que si on dépasse la limite de la douleur, un "réflexe myotatique" intervient : il s'agit d'une contraction automatique qui est un réflexe de sécurité censé forcer le muscle à revenir à sa longueur normale.
Bien entendu, ce phénomène est à éviter, puisqu'il empêche d'étirer le muscle et d'augmenter sa longueur.

2 - Avant un entraînement ou une compétition
On sait que les étirements n'ont aucune influence pour prévenir les accidents. De plus, les jeunes gymnastes n'ont en principe pas besoin de s'étirer avant les entraînements, donc rien ne justifie des étirements systématiques et obligatoires avant l'entraînement chez les enfants prépubères.
Toutefois, certains gymnastes plus âgés peuvent avoir besoin de quelques étirements spécifiques. Dans ce cas, ces étirements seront individualisés et personnalisés
(c'est à dire pas systématiques ni obligatoires ni identiques pour tous les
athlètes), maintenus environ 10
secondes au maximum, et jamais poussés à leur amplitude maximale.
Si
certains gymnastes ont besoin d'étirements particuliers, cette étape sera quoi qu'il en soit la plus courte possible (5 minutes maximum) pour ne pas laisser trop redescendre la température corporelle.
Comme nous l'avons vu,
il n'y a aucun inconvénient à pratiquer les étirements balistiques pendant l'échauffement, à
condition que la température musculaire soit élevée (c'est à dire après environ 15 à 20 minutes
d'exercice).
Les muscles sont alors suffisamment élastiques et souples pour ne pas être endommagés.
Pratiquer de longs étirements (>30 secondes) avant un entraînement ou une compétition dans l'espoir d'avoir un meilleur grand écart n'a aucun sens : les gymnastes perdront de
la force et de la puissance pendant environ 1 heure
(1), ils se refroidissent, et forcer pour attendre le grand écart alors que les muscles sont froids peut provoquer des blessures.
L'amélioration de la souplesse est un travail à long terme qui se
déroule au quotidien tout au long de l'année, et non pas au dernier moment le
jour de la compétition.
Etirements et courbatures
On sait aujourd'hui que les courbatures ne sont pas dûes à la production d'acide lactique, mais aux micro-lésions des fibres musculaires après un effort intensif. Il apparait que les courbatures et les étirements provoquent le même type de micro-lésions.
Donc si un muscle a été endommagé par un effort inhabituellement intensif (en particulier avec des contractions en régime excentrique
(2)), l'étirement de ce muscle va aggraver ces micro-lésions.
Dans ce cas, il est donc préférable de ne pas étirer ce muscle à la fin de l'entraînement.
(1) De nombreuses études ont clairement démontré sans le moindre doute que les étirements avant un effort sportif réduisent la performance musculaire (De Vries 1963; Kokkonen 1998; Fowles 2000; McNeal
& Sand 2001…).
(2) Types de contractions :
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Types de contraction
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Descriptions
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Exemples
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Concentrique
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Le muscle se contracte, et sa longueur diminue.
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Le biceps brachial lorsqu'on plie le bras.
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Isoméetrique
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Le muscle se contracte et sa longueur ne change pas.
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Les quadriceps lorsqu'on maintient une équerre.
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Excentrique
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Le muscle se contracte et sa longueur augmente.
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Les quadriceps lors d'une réception au sol, afin d'amortir la chute.
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